
Le Grand Escalier >> Monde Magique >> Poudlard et ses environs
| The Loneliest | ||||
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Titre : The Loneliest
Créé : 09/09/2023 à 22:08:04 ![]()
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Titre : Re : The Loneliest
Créé : 09/09/2023 à 23:11:48
Le soleil levant baignait la salle à manger de Poudlard, illuminant d’une douce lueur filtrée par le vitrail des hautes fenêtres aux motifs gothiques. Les longues tables, en bois poli, étainet parfaitement alignées et recouvertes de mets divers et variés où chaque élève se sustentait avant d’entamer une nouvelle journée studieuse. Les chandelles, flottant en l’air, éclairaient l’immense pièce d’une lumière scintillante. Celle-ci dansait, exprimait une sorte de valse presque parfaite sur la silhouette encore immobile de certains élèves endormis.
Le timide brouhaha matinal résonnait jusque dans les fondations alors que les élèves, au fur et à mesure qu’ils remplissaient leur estomac, prenaient des couleurs, s’animaient au même rythme que les flammes suspendues, buvaient de grandes gorgées de jus pressés pour se désobstruer le gosier. Et comme si chaque maison reflétait une ambiance bien à elle, les élèves de Serdaigle observaient, pour la plupart, un silence religieux, ayant déjà déparrassé leurs assiettes pour placer parchemins et autres grimoires pour s’abreuver de savoir. À la table de Poufsouffle, autour de Clide, ses camarades, qui avaient fait connaissance, se proclamaient déjà les précurseurs d’une effervesence nouvelle, d’une camaraderie étincelante ; ils bavardaient, ricanaient, chantaient, comme s’ils improvisaient une chorale, une ode à l’amitié. Même Clide semblait gagné par cette ambiance, galvanisé à sa manière, affichant un sourire sincère, manquant de verser une larme lorsque cet intense sentiment de joie précédait cette délicieuse nostalgie qui l’assaillait ensuite. Il jeta ensuite un œil derrière lui, et ce qu’il vit ne le surpris guère. Certains élèves de Serpentard, scindés en plusieurs groupes, semblaient se pencher plus que de raison, comme s’ils voulaient taire on ne savait quels chuchots pourtant déjà noyés dans le vacarme de la grande salle. Et les élèves de Gryffondor, fidèles au rendez-vous, tactiles à l’envi, exprimant une camaraderie digne de leurs aïeux et de leurs ancêtres, faisant honneur à leur fondateur de maison, Godric de son état. Mais les retrouvailles de l’aurore ne duraient qu’un temps et, bientôt, les plats garnis de lards, de légumes frais et d’omelettes savoureuses s’évanouissaient, intimant les retardataires à quitter la pièce. Le binoclard, qui était passé inaperçu, s’était retranché dans ses rêveries au point de n’avoir point remarqué le départ progressif de ses camarades de classe. Il avait rassemblé ses affaires à la hate et s’était dirigé vers la sortie en se précipitant, non sans courir. Il tenait en main un parchemin sur lequel il avait esquissé un plan à main levée. Cela devait lui permettre de repérer la salle du prochain cours… L’espace d’un instant, il sentit ses organes sens dessus-dessous. Sa vue se troubla subitement et, alors qu’il comprît qu’il venait de se faire percuter, il pivota in extremis pour ne pas finir le crâne sur le sol, ni même de tomber sur l’épaule. Au final, il tomba à plat ventre et, si son plexus solaire eut absorbé un choc qui ne fut pas fatal, sa respiration fut momentanément coupée. Alors qu’il reprenait ses esprits, il entendait, derrière lui, une voix féminine se confondre en excuses, ce qui le dissuada de se précipiter puisqu’il n’y avait, somme toute, aucun danger. Il toussa, épousseta sa robe et réajusta sa monture sur son nez, pendant que son hôte se fendait d’une logorrhée à endormir les foules. Elle allait beaucoup trop vite pour son cerveau et il devait avoir retenu qu’il avait un frère qui n’était pas un gros plein de soupe ; il en avait bu suffisamment et s’était gardé de toute carrence pour le dépasser en taille, fut-il plus jeune. Mais Clide, lui, s’il passait inaperçu, c’était bien à cause de sa verticalité qui pouvait être contrariante à bien des égards. Il fit alors face à la demoiselle qui l’avait renversé et, là, le temps s’arrêta. Elle faisait bien une tête de plus que lui. Elle avait de longs cheveux clairs, déclinés en plusieurs mèches, parfois rebelles, qui reposaient en une beauté toute singulière sur des épaules rondes et sensuelles. Elle dardait un regard mi-inquisiteur, mi-penaud sur le jeune homme ; deux prunelles fines cernées d’iris bleu clair, comme si elle avait capturé un éclair qu’elle avait cristalisé dans ses globes occulaires. Ses lèvres, pulpeuses, maquillées, esquissaient une jolie bouche bée, trahissant une surprise certaine face à l’objet de sa bousculade. Elle avait une posture qui suggérait la diplomatie, mais quelque chose d’ineffable choquait le garçon. Elle dégageait quelque chose, et ce n’était pas son parfum bien odorant qui ennivrait le binoclard. Une aura autour d’elle, presque palpable, qui contrastait avec les brodures dont elle se voulait présentement le héraut. « C… Clide ! Je m’appelle Clide ! » Il essaya de reprendre sa respiration, craignant d’hyper-ventiler à cause de cette situation cocasse. Il ressentait ces mêmes émotions, fortes, puissantes, qu’il avait ressenties en présence de collègues à la fois féminines et aînées. Son cœur ne semblait pas ralentir et sa poisse ne semblait pas sécher. Maladroit, il chassa la sueur naissante sur son front d’un revers de manche, avant de regarder autour de lui. « Tu… Vous… Vous n’avez rien ? demanda-t-il d’un air confus avant de reprendre ses notes chiffonées. » Il les tourna et retourna mais, dans son état, rien n’avait de sens. « La salle de métamorphes… C’est où ? Vous m’accompagnez… Faith…? C’est ça ? » Dans ses yeux, elle pouvait y lire, sans peine, de la peur mêlée à de l’imploration. Clide Wilson
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Titre : Re : The Loneliest
Créé : 09/09/2023 à 23:47:00
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Titre : Re : The Loneliest
Créé : 10/09/2023 à 13:30:23
Son semblant de supplication l’avait amené à une tension telle qu’il s’était raidi de plus belle, immobile, s’attendant à essuyer le refus le plus humiliant de sa vie après qu’il avait été renversé. Après tout, son hôte, si elle l’avait bousculé, semblait non seulement elle aussi pressée, mais quelque peu accablée par des songes dont elle seule avait le lourd secret pour l’heure. Mais contre toute attente, celle-ci fit redescendre la pression. Clide eut la sensation de faire une chute vertigineuse alors que, d’un élan convivial, elle lui aggrippait déjà le bras pour l’éconduire à travers l’impressionnant dédale soutenu par les fondations centenaires du château de Poudlard, dont les murs, chargés d’histoire, auraient pu témoigner de l’existence d’innombrables sorciers qui étaient passés par là si chaque brique avait son mot à dire. Mais non, à la place, c’était Faith qui, dans son flot de parole, honorait Clide d’oraisons toutes aussi rassurantes les unes que les autres. D’abord elle l’invitait à le tutoyer, comme s’il eut été son égal sur certains aspects, ensuite, elle lui racontait deux ou trois tracas, comme s’il eut été un confident de longue date. Les secondes à Poudlard devaient avoir une autre portée physique, mais aussi philosophique, auquel cas.
Il y avait trop d’informations à retenir, et trop de détails auxquels faire attention, aussi. Par moments, Clide manquait de trébucher à cause de la vitesse à laquelle son aînée l’entraînait. C’est dire s’il ne manquait pas de marcher sur un pan de sa robe de sorcier et de finir la tête la première sur la tapisserie du couloir. Et elle parlait, elle parlait. Et il l’écoutait, même si sa mémoire, bien trop petite, n’enregistrait pas tout convenablement entre cette histoire d’infirmerie et de professeur qui ne souriait pas. Il s’imaginait avoir affaire à cette espèce de créature, dans Star Wars, qui ne souriait pas et qui affichait cette éternelle moue de crapaud. Cela lui arracha un sourire, alors qu’il se concentrait sur la cadence, jetant un œil tantôt au sol, tantôt aux cheveux dansant de Faith qui, dans sa course, continuait de le faire déambuler, bifurquer parfois un peu trop brusquement, mais rien qui n’était désagréable. Et puis, alors qu’elle semblait avoir assez parlé d’elle, elle lui avait posé une question très personnelle. Clide la dévisagea momentanément. Il sentit de nouveau son cœur battre à tout rompre, comme s’il allait lâcher subitement. Alors qu’il reprenait son souffle, devant la salle de cours où il devait se rendre, il respirait le parfum de Faith, enivrant, qui semblait lui faire tourner la tête et jouer avec sa chaleur corporelle. Il secoua la tête, clignant des yeux, avant de répondre. « Mon père était sorcier et ma mère était moldue… » Il jeta tantôt un regard à l’embrasure de la porte des cours, tantôt Faith. Sa poitrine se serrait et, sur l’instant, il faisait face à un dilemme qui lui paraissait aussi insoutenable qu’un sortilège impardonnable dont il eut été le supplicié. Il afficha un regard désolé à sa nouvelle camarade, un brin triste, l’air de fuir en direction de la salle, comme s’il était une ombre flasque, une âme frêle qui se faisait aspirer dans une antre d’austérité et d’études. « Dans la grande salle… La pause midi…! avait-il maladroitement ajouté à l’intention de l’aînée avant de disparaître derrière les portes de la salle de métamorphose. » --- La matinée avait passé. Les élèves, de retour dans la grande salle, s’attablaient aux immenses et longues tables rattachées à leurs maisons respectives. Certains, plus énergiques que d’autres, prenaient place sans vergogne et avaient déjà commencé à se sustenter sans même attendre leurs camarades. D’autres, moins énergiques, prenaient place aux extrémités, n’ayant pas le loisir de se trouver au milieu de l’émulation des élèves de Poufsouffle, finissaient en retrait, en bout de table. Et Clide, qui cherchait désespérément du regard la silhouette de la jeune femme aux cheveux clairs rebelles, aux yeux bleu éclair et aux lèvres pulpeuse carmin, tantôt redressait la tête pour distinguer les silhouettes à la table de Serdaigle, tantôt mâchait un morceau de poulet. Le repas était délicieux, quoique solitaire, quand bien même ses camarades apportaient la même ambiance qu’ils avaient créée dès le matin, enjoués pour tout et rien, gloussant d’innocence et d’amusement. « Si elle fait partie des murs, dit-il à lui-même à voix étouffée, j’espère qu’elle n’aura aucun mal à me retrouver… » Clide Wilson
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Titre : Re : The Loneliest
Créé : 10/09/2023 à 22:25:06
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Titre : Re : The Loneliest
Créé : 10/09/2023 à 23:08:31
Le regard perdu sur la surface boisée de la table en bois massif, Clide mastiquait son plat, un peu plus énergique qu’à l’accoutumée au fur et à mesure qu’il s’évertuait à supporter la solitude qui l’enveloppait tel un augure macabre. Mais cet insolent linseul de malheur fut balayé d’une traite, alors qu’il entendait des bruits de pas affirmés, rythmant une démarche ferme, un brin féline, définitivement féminine. Son visage s’éclaircit alors qu’il vit, contre toute attente, Faith se placer face à lui, indépendamment de cette espèce de règle tacite qui voulut qu’on s’attablât par maison respective et non par accointance. Elle en gêna presque son voisin direct ; un première année aussi désemparé que Clide, qui peinait à dissimuler son désarroi face au joug de cette femme qui semblait défier toute convention sociale. Le binoclard sentit son cœur se serrer et son sang affluer le long de corps. Sans qu’il ne se l’expliquât, il accorda un sourire béat et radieux et sincère à son hôte. Sans gêne aucune, confortée dans une aise bienvenue, elle l’assaillait de question sur sa première expérience au sein de Poudlard.
Il jeta un regard aux alentours, comme pour capter le regard de certains camarades. S’il avait attiré l’attention de la plupart des premières années de Poufsouffle alors qu’il s’était attiré les grâces d’une élève expérimentée bénie de l’égide de Serdaigle, il semblait s’être auréolé d’une aura formidable et intimidante. Ils pouvaient parler à voix basse et sans crainte d’être entendus. « Faith, vous… Pardon, tu ne me crois pas, mais ce matin, lors du cours de sortilèges et enchantements, alors que le professeur nous enseignait l’utilisation pratique du sort Lumos, il a plongé la salle dans le noir et un élève a… » Son visage se tordit d’un rictus gêné. Il finit par cracher le morceau. « Un élève a pété ! Ça a fait vibrer le banc de son pupitre et nous avons tous sursauter. Le professeur était fou de rage et l’a renvoyé. Ça a presque gâché la suite du cours. Mais on ne s’en est sorti sans trop de mal… Et sinon, oui, j’ai eu affaire au professeur Spinnet, mais tu ne vas pas me croire non plus : je l’ai adorée ! Son air sévère a instauré une atmosphère studieuse et je me suis senti en sécurité. Même si le cours n’était pas aussi drôle que celui de sortilèges et enchantements… Ah, j’aurais aimé que tu sois là, Fatih ? » Il plaqua une main sur sa bouche, le regard interdit. Il réprima un sourire. Ils semblaient sur la même longueur d’ondes. Elle offrait un peu plus de grain à moudre à la discussion, et quelle ne fut pas la surprise, non dissimulée, de Clide, lorsqu’elle lui montrait ses porte-clés qu’il ne put s’empêcher, effleurant au passage ses mains froides. Il sentit comme un frisson lui embraser le corps, jusqu’à faire vibrer ses os. C’était une sensation agréable. Il en avait presque les yeux larmoyants. « Tu connais spiderman ? J’adore cet univers ! Mon personnage préféré est Venom ! Tu le connais ? C’est un “symbiote”, à savoir une entité qui a besoin d’un hôte pour s’accomplir. Venom vient d’une autre planète et il était considéré comme un perdant par ses pairs. Il s’est associé à Eddy Brock, un autre perdant, et tous deux se sont trouvés une raison d’être : faire leur propre justice et soigner le mal par le mal… » Il baissa le regard. Ses joues avaient rougi jusqu’à un point de non retour. Il dévia le regard vers ses comparses : ceux-ci semblaient jeter des regards méfiants vers le duo. Il planta de nouveau son regard sur Faith, alors qu’il reprenait contenance. « Mon père était à Poufsouffle. Mais tu dis avoir changé de maison cette année ? Est-ce que, par hasard… Tu étais à Serpentard ? » Il dévisagea Faith du regard, en profitant pour détailler son visage extrêmement féminin. Ce n’était pas la première fois qu’il voyait un femme aussi belle, mais c’était sans doute la première fois qu’il conversait avec une pesonne de sexe féminin qui semblait s’envelopper d’une aura aussi assertive et envoutante. Il devait bien avoir croisé certaines grandes sœurs de ses camarades, mais rien ce dont il s’eut souvenu ne l’avait vraisemblablement heurté. Il jeta à nouveau un regard à côté de lui, comme pour chasser l’indiscretion pesante qui semblait assailler le duo. « Est-ce que cela te dit de finir de manger et d’aller ailleurs ? Je ne me sens pas à l’aise ici. » Clide Wilson
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Titre : Re : The Loneliest
Créé : 12/09/2023 à 22:02:00
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Titre : Re : The Loneliest
Créé : 13/09/2023 à 16:56:19
Le duo était sorti de la grande salle. Le brouhaha des élèves était déja étouffé par les parois rocheuses qui séparaient la pièce du hall, où ils venaient de sortir. Ici, il y faisait plus frais, plus sombre, et plus calme. Clide ressentit un immense sentiment de quiétude, alors qu’il levait la tête pour détailler certaines fondations du lieu. La grande porte par laquelle il était passé, hier, était en bois massif et ornée de détails complexes. Elle avait été sculptée avec soin. De part et d’autre de celle-ci, des torches magiques éclairaient le pavé jusqu’à la sortie.
Mais ce qui frappait le plus l’enfant était la hauteur du plafond. Il était aussi édifiant que celui d’une église moldue, si ce n’est qu’il était tout aussi enchanté que celui de la grande salle. Il esquissa un sourire alors qu’il aperçut une chouette battifoler, jusqu’à perdre en altitude et s’engouffrer dans l’embrasure de la grande porte, sans doute pour délivrer on ne savait quel courrier. Au fond du hall se trouvait un imposant escalier en pierre, agrémenté d’une rambe en bois poli. Celui-ci semblait, à vue d’œil, donner sur d’autres escaliers qui semblaient se mouvoir. Ces fameux escaliers qui n’en faisaient « qu’à leur tête ». Lorsqu’il rebaissa la tête, son attention fut attirée par les blasons des quatre maisons. Il plissa les paupières comme pour essayer d’y déchiffrer le texte qui se trouvait en dessous de chaque armoirie, en vain. Il finit par en revenir à sa camarade et l’observa un peu plus. Celle-ci, pour une raison qu’il devinait, semblait être accablée d’un chagrin naissant. Ses mains frémissaient, elle semblait refermer ses poignes sur elles-mêmes, dans sa chair. Une réponse émotionnelle forte, à laquelle Clide ne se laissa pas décontenancer, quoique attendri. En réponse de quoi, silencieux, il agrippa d’une main assurée l’avant bras de Faith pour l’éconduire ailleurs que dans ce passage où, malgré le calme ambiant qui y régnait, le confort était sommaire et les passants bien trop présents. Contrairement à Faith, il ne pressait pas le pas. Lui marchait tranquillement, d’une démarche assurée, un peu enfantine. Quiconque verrait les deux camarades trouverait le spectable plus qu’amusant. Lorsqu’il trouva, au détour d’une allée, un banc libre, il s’y installa et regarda Faith dans ses yeux éclair. À nouveau, son cœur semblait se serrer, vibrer à la suite d’il ne savait quel soubresaut. Il sentit la chaleur lui monter au visage et, après avoir détourné légèrement le regard, il dit : « Je n’ai pas besoin que tu justifies quoi que ce soit vis-à-vis de ton appartenance à Serpentard. Ce que je constate, c’est que tu es seule. Il y a sûrement une raison à cela, mais je m’en fiche. Et puis, tu sais, j’ai fait la connaissance de mon voisin de dessus, dans le dortoir. Lui et moi sommes à Poufsouffle. Et pour le moment, je peux t’assurer qu’il s’est montré bien moins aimable que toi. Je pense qu’il est triste parce que son frère jumeau est allé à Gryffondor et s’est séparé de lui. L’allégeance à une maison ne veut pas dire grand-chose, au final. » Il pencha la tête et sourit à Faith, avant de poursuivre. « Mon père me parlait énormément de Poudlard et des maisons. Il me disait qu’il admirait certaines qualités chez la plupart des élèves de Serpentard, comme l’excellence. Il m’a dit également qu’au vu de mon statut de sang-mêlé, je n’en serais probablement pas un et que cela ne devait pas me contrarier. Et puis, sans surprise, j’ai l’air de marcher dans ses pas puisque j’ai été choisi à Poufsouffle. On dit de moi que je suis quelqu’un de loyal. Si tu m’offres ton amitié, je la chérirai. Et pour ce qui est de mes “amis”, je n’en ai aucun ici pour l’instant. Poufsouffle saurait être une seconde famille : je serais obligé de fréquenter mes camarades à raison de plusieurs heures par semaines car nous sommes sous la même égide, mais j’aurai bien du temps à consacrer à d’autres personnes, indépendamment de leur maison. » Son regard dévia sur l’écusson bleu et bronze de Faith. « Tu es à Serdaigle, maintenant. Est-ce que ça veut dire que, en sept ans, tu as changé d’aspiration ? Est-ce que ça signifie autre chose ? C’est pourtant si curieux… Mais si tu ne veux pas en parler, ce n’est pas si grave. On peut parler de Marvel pendant des heures — ou, du moins, pendant le temps qu’il me reste avant de reprendre le chemin de l’étude. Qu’est-ce que tu en dis ? » Clide Wilson
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Titre : Re : The Loneliest
Créé : 28/09/2023 à 21:09:51
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Titre : Re : The Loneliest
Créé : 06/10/2023 à 23:10:28
Bien en place sur son banc de pierre, immobile, Clide concentrait toute son attention sur son aînée. Il pouvait peut-être faire peur à ne faire que cligner des yeux, à fixer Faith sans détourner le regard. La vérité — et il se la formulait au fur et à mesure qu’il passait du temps en sa compagnie — c’est qu’elle était extrêmement plaisante à regarder, quand bien même sa présence était nimbée d’une aura triste et désolée. En son for intérieur, il avait envie de pleurer. La température de son cœur alternait entre il ne savait quelle châleur salvatrice et une froideur certaine lorsqu’il apprenait les tourments qui avaient affligé son ainée.
Et puis, alors qu’il avait écouté silencieusement la jeune femme, il s’appuya d’une main ferme sur le granit, penchant la tête comme pour rééquilibrer le flot de ses pensées. « Tu étais seule, plus jeune ? demanda-t-il alors promptement. » Il marqua un silence, focalisant son regard sur le mains de Faith, dardant un regard plus attentif sur celles-ci. Sans qu’il ne pût justifier quel élan de confiance l’animât, il saisit l’une d’elle, de ses deux petites paumes frêles et tièdes. La sensation de toucher, agréable, fit battre d’autant plus son cœur, mais il ne se laissa pas décontenancer. « Mes parents m’ont appris que les gens ne sombraient pas dans les travers sans raison. Plus jeune, je leur avais demandé pourquoi la plupart de mes camarades étaient méchants avec moi. Ils m’avaient expliqué que leurs parents n’arrivaient pas à leur dispenser d’une éducation suffisante et qu’eux-mêmes avaient des problèmes non résolus. Mais que chacun faisait de son mieux, à la hauteur de ses capacités intellectuelles. demanda-t-il alors promptement. » Il balada un instant son petit pouce contre la corne de la main de Faith. Cette sensation était agréable et il lui était difficile de s’en défaire. Comme s’il eut été automatique. « J’ai appris deux choses. La première c’est qu’il y a des gens qui t’aiment ici, sans quoi tu n’aurais pas eu de seconde chance ; et ça ne vaut pas la peine de s’attarder sur les médisances, ces gens ne te connaissent même pas. La seconde, c’est que tu as dû vivre quelque chose de difficile pour avoir compensé dans l’alcool. Peut-être que tu accepteras de me le raconter ? » Il détourna son regard pour dissimuler la once de peine qu’il pouvait laisser transparaître, avant de bondir de sa place et inspecter les alentours. Les couloirs étaient de moins en moins achalandés. Il reporta son attention sur Faith. « J’espère que je ne t’ai pas effrayée avec tout ce que j’ai pu te dire. Tu t’es confiée à moi, alors… » Il haussa les épaules. « On n’a qu’à se retrouver ce soir après la classe ? Je t’avoue que je n’ai pas envie de croupir dans le dortoir avec mon voisin de couche. Je préfère encore ta présence. Tu es pétillante et il faut que tu me racontes un peu tout ça, si ma démarche ne te fait pas peur, bien entendu. Entre deux histoires de super héros ? » Il esquissa un sourire enfantin. « Je dois me rendre en cours de défense contre les forces du mal. Tu me feras l’honneur de m’y éconduire avec la même énergie que tu m’as témoignée ce matin ? Dis ? » Clide Wilson
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Titre : Re : The Loneliest
Créé : 22/11/2023 à 18:48:37
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